Le grand rondLe grand rond ou Boulingrin De la cathédrale Saint Etienne, les allées François Verdier mènent au Grand Rond. Le Grand Rond ou Boulingrin (de l'anglais Bowling-green : gazon pour jouer aux boules, francisé) compose avec le jardin des Plantes et le jardin royal auxquels il est relié par deux passerelles jetés au dessus de lui, « L'espace vert » toulousain. Dans la seconde moitié du XVIIIème siècle, Toulouse était réceptive aux idées nouvelles en matière d'urbanisme, dont le but était d'améliorer le bien être des habitants tout en augmentant les possibilités économiques de la ville. Ce fut Louis de Mondran qui fut chargé d'établir le projet du Grand Rond. L'idée fut mise en exécution entre 1752 et 1754 mais le programme d'habitations qui l'accompagnait ne vit jamais le jour.Du grand rond, vaste jardin ovale et centré sur une pièce d'eau, partaient six larges allées rayonnantes. Dans chacune d'elles, l'espace central était planté, et deux voies latérales réservées à la circulation. C'est un des plus anciens jardins publics ouvert à Toulouse. Réalisé en même temps que les promenades, le Boulingrin demeure presque inchangé pendant plus d'un siècle. Il servit de cadre sous la révolution, à de nombreuses cérémonies patriotiques, comme en témoignent le nom de certaines allées, celle de la vertu ou celle du génie. Un bassin à jet d'eau fut établi entre 1828 et 1831.A cette époque, on organisait des courses de chevaux qui faisaient recette. Entre 1861 et 1863 eut lieu de nouvelles modifications, on décida de transformer le lieu en jardin à l'anglaise, un jardin de 4 hectares entouré de grilles. Il fut dès lors agrémenté d'ormes et de diverses fleurs. On y installa en 1881 un kiosque à rafraîchissements, puis à l'occasion de l'exposition internationale en 1887 un kiosque à musique (côté allées F.Mistral). A la belle époque, le boulingrin était le lieu favori de promenade des Toulousains. De nos jours encore on ne peut être qu'admiratif devant ces massifs en fleur, mosaïques végétales et allées de grands arbres qui donnent à ce jardin un charme indéniable. Des sculptures ont été acquises peu à peu, mais les œuvres en bronze partent le plus souvent pour la fonte en temps de guerre notamment après 1941. Parmi celles-ci, citons celles de la chienne et le loup qui représentent un beau diptyque animalier, dans la perspective des allées François Verdier (Nord), de part et d'autre de l'allée, une chienne défendant sa portée contre l'attaque d'un loup. On peut y lire l'inscription « Galerie de précédemment, une passerelle fut en 1887 installée permettant une relation directe avec le Jardin des Plantes. C'est dans ce dernier lieu que nous nous retrouverons dans le prochain numéro.Marc ParguelArticle ajouté le 2007-03-26 , consulté 23 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " - Des quartiers, des histoires "Afficher une version imprimable de cet article Retour aux articles |
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