Le piano

Le piano

 

C’est un large piano aussi sombre que triste

Le couvercle baissé, plus rien ne vit en lui

Mais lorsque le soir revient avec ses harmonies

De son coffre renaît le plus brillant registre

 

Assis à ses côtés, j’écoute sa musique

Qui vient de l’intérieur, ses attraits symphoniques

Mélanges de notes claires aux goûts de poésie

Qui vont de l’os à l’âme empreints de nostalgie

 

Une main de soie blanche l’effleure et rebondit

Il flotte dans la salle l’air de « mélancolie »

Aucune fausse note ne s’échappe de ses doigts

Au rythme de son cœur, seul le piano est roi

 

Il chante divins arpèges qui vous vont droit au coeur

Car les mains qui pianotent sont remplies de lueur

D’une touche d’amour, sur les cordes en accord

La salle remplie de jour en est plus claire encore

 

Un prélude de tristesse nous ramène au naufrage

A l’océan brisé entre ses doigts de fée

Qui pianotent aisément en tournant les feuillets ;

On voit entre ses mains son cœur mis à l’ouvrage

 

Marc Parguel



Article ajouté le 2007-04-03 , consulté 45 fois

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